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Société des Collectionneurs de Coins Datés et Millésimes
Millésimes : collection
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En philatélie, chacun collectionne ce qu’il veut, comme il veut...
La présentation des millésimes la plus familière pour les philatélistes est la paire de timbres encadrant le millésime. C’est à cette présentation que se rapportent les cotes des catalogues dont celui de la SO.CO.CO.DA.MI.
Les millésimes non encadrés (un seul timbre avec le pont millésimé) n’ont guère la faveur des collectionneurs. C’est toutefois une solution à ne pas dédaigner lorsque les timbres sont rares ou chers ou sur lettre.
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La présentation la plus prisée des spécialistes est le bloc de quatre avec le bord de feuille ou le pont interpanneaux supérieur. Esthétique, et seule présentation attestant de l’éventuelle absence de millésime (voir plus loin : les “plus”), c’est aussi la façon de collectionner les millésimes la plus onéreuse...
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Les présentations
Les contenus
Les “plus”
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Les présentations
Neuf ? Oblitéré ? Charnière ?
Tout dépend de ses goûts et de ses moyens...
Les millésimes neufs sans charnière et avec gomme d’origine sont très recherchés. Ils sont même particulièrement rares en type Sage !
Les oblitérés sont actuellement peu recherchés. Ils sont pourtant souvent d’un intérêt documentaire plus grand et, quand ils ne sont pas de complaisance, ils sont assez peu nombreux sur lettres.
Les contenus
La collection complète des millésimes peut paraître aisée avec moins de 200 timbres différents à regrouper. Mais du fait de la multiplication des années, c’est plus de 750 pièces différentes qui existent, et cela sans tenir compte des sous-types des timbres et des diverses variétés...
Pour débuter une collection de millésimes, il est possible de se limiter à un seul type de timbre et de rechercher pour chacune des valeurs l’ensemble des millésimes ayant existé.
Il est possible aussi de ne débuter que par un millésime, quelle que soit l’année, de chaque valeur de chaque type. Les petits budgets pouvant dans ce cas débuter en 1900 pour éviter les type Sage nécessitant un investissement supérieur.
La collection peut s’étoffer en y incluant les fins de catalogues et les sous-types du timbre, ainsi que les papiers GC (Grande Consommation). Le 15c vert Semeuse lignée par exemple peut se décliner en 4 sous-types, dont un existe en GC, ce qui donnera 20 millésimes différents. En y ajoutant la surcharge FM, la surcharge Préoblitéré, la surcharge Annulé, la surchage Préoblitéré Annulé et les surcharges Colonies, on arrive à une cinquantaine de pièces à regrouper.
Repérer la date des millésimes
Pour certains timbres, le même chiffre de millésime peut correspondre à plusieurs dates. Ainsi, le 1 sur le 2c Blanc peut représenter 1901 ou 1911 ou 1921.
Pour différencier les années, l’étude des sous-types est nécessaire, ainsi que celle des papiers et des nuances de teinte du timbre. En effet, quand le tirage d’un timbre s’est déroulé sur une longue durée, sa teinte a toujours évolué.
Les indications de l’ouvrage du Baron de Vinck, “Les millésimes des timbre-poste de France depuis 1900” permettent de différencier ces cas de millésimes multiples.
Les “plus”
Un certain nombre de variétés peut agrémenter la collection des millésimes (en dehors des variétés spécifiques du timbre lui-même).
Les “sans millésime”
Il s’agit d’une variété dûe à l’absence accidentelle du caractère imprimant le millésime, soit par oubli, soit qu’il ait été mal enfoncé dans son logement, soit qu’il en soit sorti en cours d’impression...
Pour être certain d’être en présence d’un “sans millésime”, il faut bien sûr que le timbre soit postérieur à 1891 et posséder un fragment de feuille suffisant pour attester qu’il devrait être présent. C’est le cas avec un bloc de quatre attenant au bord de feuille ou au pont interpanneaux supérieur puisque le millésime devrait se trouver dans la deuxième rangée. C’est le cas aussi si on dispose d’un bloc vertical de quatre paires : étant donné l’emplacement du millésime et la disposition des feuilles (voir schéma), le chiffre du millésime doit se retrouver dans un tel bloc de quatre paires.
Les “sans millésime” sont connus seulement dans une vingtaine de cas.
Les papiers “GC”
Le papier ”Grande Consommation” est un papier de qualité inférieure utilisé durant la première guerre mondiale et dans les années qui ont suivi. Les millésimes sur ces papiers GC sont assez recherchés. Le nec plus ultra en la matière est le bloc de quatre avec la marge supérieure de la feuille qui indique “GC”.
Le millésime renversé
Le chiffre de millésime 8 a parfois été monté à l’envers. En présentation normale, la boucle supérieure du 8 est plus petite que celle du bas. Mais les moments d’inattention existent, même chez les ouvriers chargés de l’impression des timbres...
Et d’autres...
Certaines pièces présentent des variétés mineures, comme des décalages du millésime vers le haut ou vers le bas, ou encore des millésimes penchés. Sans cotation particulière, c’est une façon d’agrémenter sa collection.
Plus difficiles à trouver sont les essais de couleurs et les non dentelés de feuilles témoin. Ces pièces sont rares, mais n’ont pas non plus de marché spécifique.
Les différences de largeur des ponts peuvent également être recherchées : il s’agit de la largeur de l’espace blanc séparant le bord droit du timbre de gauche du bord gauche du timbre de droite. Ces ponts sont de largeur variable, même si l’espacement des dentelures est lui constant et toujours égal à une demi largeur de timbre.
Les millésimes de roulettes
Les feuilles destinées à la confection de roulettes ne comportaient pas d’espace interpanneaux. La bande verticale centrale porte cependant un millésime toutes les cinq rangées. Pour différencier ces roulettes des millésimes ordinaires, une bande de cinq paires est nécessaire, voire une bande verticale de trois paires si le millésime est situé sur la rangée inférieure.
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